En raison d'un déménagement et des fêtes de fin d'année, il n'y a plus de commandes jusqu'au 02/01/2017 inclus.

Vidéothèque du CNRS

Accueil > Fiche détaillée

Superfly

La génétique prend la mouche

  • Description
  • Storyboard
 
  00:59:00  2002  Sonore

La mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster) a un rythme de reproduction de deux semaines seulement ce qui permet d'obtenir rapidement de multiples générations en laboratoire. Elle est ainsi devenue le modèle animal le plus utilisé pour l'étude des mécanismes fondamentaux de la biologie et de la génétique.
Un des pionniers de l'utilisation de la drosophile fut le zoologiste américain Thomas Hunt Morgan (1866 - 1945). A partir de 1910, à l'Université de Columbia à New-York, il lance un programme pour tester en laboratoire sur une espèce animale la théorie de l'évolution de Darwin et il choisit la drosophile comme sujet d'expérimentation. A la fin du 19e siècle, Grégor Mendel avait émis l'hypothèse que les caractéristiques d'un individu sont codées par de minuscules particules qui se transmettent d'une génération à l'autre. Thomas Morgan montre que ces particules sont les gènes, situés à l'intérieur des cellules, sur les chromosomes. Il soumet les drosophiles à divers traitements pour modifier leurs gènes et obtenir des mutations. Ces recherches, première étape de ce qui deviendra la cartographie du génome, progressent vite et en 1914 une centaine de gènes sont déjà identifiés.
Cette partie historique est complétée par des interviews de scientifiques qui montrent les directions de recherche aujourd'hui, dans quelques grands laboratoires aux Etats-Unis : Eric Wieschaus (Université de Princeton) utilise les outils de la biologie moléculaire pour étudier la différenciation des cellules dans l'embryon, Herman Dierwick (Neurosciences Institute de San Diego) cherche à comprendre l'influence des gènes sur le comportement et étudie tout particulièrement l'agressivité, Ulrike Heberlein (Université de Californie à San Francisco) étudie l'effet de l'alcool sur les drosophiles...
Un siècle plus tard, la mouche drosophile a donc encore un rôle vedette pour la recherche en biologie. Elle remplace même la souris dans certains laboratoires pour la mise au point de nouveaux médicaments du fait du faible coût de son élevage.

Producteur délégué : Gédéon Programmes
Producteur : Arte FranceOxford FilmBBCGédéon ProgrammesCNRS Images Média
Participation : CNC
 
Auteur : SMITH PhilipJULIEN Olivier
Réalisateur : SMITH PhilipJULIEN Olivier
Identification
Procédé audiovisuelPrises de vues réelles. Utilisation de macrocinéma, de microcinéma, d'images de synthèse et d'effets spéciaux.
Commentaire voix off et interventions en son direct (français et anglais doublé en français). Musique originale (O2).
PersonnalitésLEVINE Mike(Univ. Californie, Berkeley); WIESCHAUS Eric(Univ. de Princeton); TULLY Tim(Laboratoire de Cold Spring Harbor); SHAW Paul(Neurosciences Institute, San Diego); GREENSPAN Ralph(Neurosciences Institute, San Diego); FERVEUR Jean-François(Développement et communication chimique, UMR CNRS-Univ. Bourgogne, Dijon); HEBERLEIN Ulrike(Univ. Californie, San Francisco); DIERWICK Herman(Neurosciences Institute, San Diego); SCANGOS George(Exelixis Incorporated, San Francisco); DUYK Geoffrey(Exelixis Incorporated, San Francisco)
Date de diffusion TV03/11/2002 (Arte)
(HORS-LIGNE)
Partager
Imprimer 

Discipline

Biologie - physiologie animales ; Biologie moléculaire et cellulaire

Fiche Technique
N° notice1041
PublicGrand public
Support originalvidéo Beta numérique
VersionFrançais
Support de diffusionBeta SP