CNRS Images : Superfly


La mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster) a un rythme de reproduction de deux semaines seulement ce qui permet d'obtenir rapidement de multiples générations en laboratoire. Elle est ainsi devenue le modèle animal le plus utilisé pour l'étude des mécanismes fondamentaux de la biologie et de la génétique. Un des pionniers de l'utilisation de la drosophile fut le zoologiste américain Thomas Hunt Morgan (1866 - 1945). A partir de 1910, à l'Université de Columbia à New-York, il lance un programme pour tester en laboratoire sur une espèce animale la théorie de l'évolution de Darwin et il choisit la drosophile comme sujet d'expérimentation. A la fin du 19e siècle, Grégor Mendel avait émis l'hypothèse que les caractéristiques d'un individu sont codées par de minuscules particules qui se transmettent d'une génération à l'autre. Thomas Morgan montre que ces particules sont les gènes, situés à l'intérieur des cellules, sur les chromosomes. Il soumet les drosophiles à divers traitements pour modifier leurs gènes et obtenir des mutations. Ces recherches, première étape de ce qui deviendra la cartographie du génome, progressent vite et en 1914 une centaine de gènes sont déjà identifiés. Cette partie historique est complétée par des interviews de scientifiques qui montrent les directions de recherche aujourd'hui, dans quelques grands laboratoires aux Etats-Unis : Eric Wieschaus (Université de Princeton) utilise les outils de la biologie moléculaire pour étudier la différenciation des cellules dans l'embryon, Herman Dierwick (Neurosciences Institute de San Diego) cherche à comprendre l'influence des gènes sur le comportement et étudie tout particulièrement l'agressivité, Ulrike Heberlein (Université de Californie à San Francisco) étudie l'effet de l'alcool sur les drosophiles... Un siècle plus tard, la mouche drosophile a donc encore un rôle vedette pour la recherche en biologie. Elle remplace même la souris dans certains laboratoires pour la mise au point de nouveaux médicaments du fait du faible coût de son élevage.


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Superfly

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N° notice : 1041
Sous-titre : La génétique prend la mouche
Date de production : 2002
Durée : 00:59:00
Son : Sonore
Public : Grand public
Support original : vidéo Beta numérique
Support de diffusion : VHS, Beta SP
Version : Français
Distribution : Prêt, Vente (usage institutionnel)
Générique : Auteur : JULIEN Olivier ; SMITH Philip
Réalisateur : JULIEN Olivier ; SMITH Philip
Production : Participation : CNC
Producteur : CNRS Images Média ; Gédéon Programmes ; BBC ; Oxford Film ; Arte France
Producteur délégué : Gédéon Programmes
Résumé :

La mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster) a un rythme de reproduction de deux semaines seulement ce qui permet d'obtenir rapidement de multiples générations en laboratoire. Elle est ainsi devenue le modèle animal le plus utilisé pour l'étude des mécanismes fondamentaux de la biologie et de la génétique.
Un des pionniers de l'utilisation de la drosophile fut le zoologiste américain Thomas Hunt Morgan (1866 - 1945). A partir de 1910, à l'Université de Columbia à New-York, il lance un programme pour tester en laboratoire sur une espèce animale la théorie de l'évolution de Darwin et il choisit la drosophile comme sujet d'expérimentation. A la fin du 19e siècle, Grégor Mendel avait émis l'hypothèse que les caractéristiques d'un individu sont codées par de minuscules particules qui se transmettent d'une génération à l'autre. Thomas Morgan montre que ces particules sont les gènes, situés à l'intérieur des cellules, sur les chromosomes. Il soumet les drosophiles à divers traitements pour modifier leurs gènes et obtenir des mutations. Ces recherches, première étape de ce qui deviendra la cartographie du génome, progressent vite et en 1914 une centaine de gènes sont déjà identifiés.
Cette partie historique est complétée par des interviews de scientifiques qui montrent les directions de recherche aujourd'hui, dans quelques grands laboratoires aux Etats-Unis : Eric Wieschaus (Université de Princeton) utilise les outils de la biologie moléculaire pour étudier la différenciation des cellules dans l'embryon, Herman Dierwick (Neurosciences Institute de San Diego) cherche à comprendre l'influence des gènes sur le comportement et étudie tout particulièrement l'agressivité, Ulrike Heberlein (Université de Californie à San Francisco) étudie l'effet de l'alcool sur les drosophiles...
Un siècle plus tard, la mouche drosophile a donc encore un rôle vedette pour la recherche en biologie. Elle remplace même la souris dans certains laboratoires pour la mise au point de nouveaux médicaments du fait du faible coût de son élevage.

Procédé audiovisuel : Prises de vues réelles. Utilisation de macrocinéma, de microcinéma, d'images de synthèse et d'effets spéciaux.
Commentaire voix off et interventions en son direct (français et anglais doublé en français). Musique originale (O2).
Discipline : Biologie - physiologie animales, Biologie moléculaire et cellulaire
Mot clé : Mot clé : Mutation génétique ; Animal de laboratoire ; Drosophile ; Mouche
Personnalités : Intervenant : FERVEUR Jean-François (Développement et communication chimique, UMR CNRS-Univ. Bourgogne, Dijon) ; GREENSPAN Ralph (Neurosciences Institute, San Diego) ; SHAW Paul (Neurosciences Institute, San Diego) ; TULLY Tim (Laboratoire de Cold Spring Harbor) ; WIESCHAUS Eric (Univ. de Princeton) ; LEVINE Mike (Univ. Californie, Berkeley) ; HEBERLEIN Ulrike (Univ. Californie, San Francisco) ; DIERWICK Herman (Neurosciences Institute, San Diego) ; SCANGOS George (Exelixis Incorporated, San Francisco) ; DUYK Geoffrey (Exelixis Incorporated, San Francisco)
Date de diffusion TV : 2002-11-03 (Arte)
Date création : 03/09/2002

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Tarif HTUsage
PrivéInstitutionnel
VHS  29.16
Hors frais d'expedition

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Réalisation
OPSOMAI
Attention ! Pas de commandes du 23/07/2014 au 01/09/2014 !